Le 14 janvier 2025, une nouvelle délocalisation a été annoncée à des salariés clermontois !
Cette fois-ci, il s’agit d’un service lié à la finance, à savoir la trésorerie Europe. Leur rôle est capital dans la gestion quotidienne du pilotage des paiements/encaissements, de la couverture des risques de change, du contrôle interne des processus de paiements…
Pourtant, 19 salariés (cadres et collaborateurs) vont se retrouver dans une situation de recherche d’emploi au sein de l’entreprise. Leur poste est délocalisé à Bucarest pour des raisons purement économiques.
De nombreuses questions ont été soulevées par les élus lors du CSE de janvier :
- La délocalisation devrait être effective dès janvier 2026. Comment transférer des compétences aussi pointues dans un laps de temps restreint ?
- Quelle assurance a le groupe de la continuité de ce business très sensible ? Il est utile de rappeler que Bucarest se trouve à proximité d’une zone de guerre.
- Mais notre attention se porte avant tout sur les salariés de ce service.
- Quelle va être leur capacité à retrouver un poste similaire, à Clermont Ferrand, alors que ces salariés ont des compétences dans un domaine très précis.
- Et quand pourront-ils « job poster » dans In Touch ?
- Non seulement ces salariés perdent leur emploi, mais en plus, l’entreprise attend de leur part, une participation active au transfert et à la formation des collègues roumains. Le business avant tout !
Dans ces circonstances, la CGT demande que les salariés puissent postuler dès qu’une opportunité se présente à eux et qu’ils soient libérés rapidement de leur mission de transfert.
Notre syndicat rappelle aussi, que la formation est un métier, et que chaque salarié concerné a le droit de former ou non son successeur à Bucarest.
Cette période de transfert provoque une forte charge mentale sur les personnes.
Nous resterons vigilants quant aux risques psycho-sociaux identifiés sur cette équipe dont la fragilité a longuement été évoquée lors de la réunion.